LORSQU’ANNE-LAURE et Thomas ont décidé de s’unir devant le curé de la paroisse Notre-Dame-la-Riche à Tours, jamais ils n’auraient imaginé recevoir pareil accueil. «Au départ, nous voulions nous marier fin août, mais le prêtre n’était pas disponible; alors nous nous sommes rabattus sur le début du mois de juillet. À la cathédrale de Tours, dont nous dépendons normalement, on a souri lorsque nous avons annoncé la date de notre mariage : il n’y avait plus de place depuis longtemps. Nous pensions pourtant nous y être pris suffisamment à l’avance – depuis janvier! – pour éviter les problèmes. »
Raté. Car ce que n’avaient pas prévu ces jeunes trentenaires, c’est que des dizaines de milliers d’autres couples allaient choisir la même date pour célébrer leur union. Dans un mois exactement, le 7 juillet 2007 – un samedi justement –, les amoureux du monde entier se précipiteront devant l’autel ou les autorités civiles dans l’espoir de voir leur mariage touché par la bonne fortune. «Vous vous rendez compte? explique Marie, l’une de ces candidates au bonheur, 7 est un chiffre porte-bonheur: alors se marier le 7-7-7, c’est vraiment mettre toutes les chances de son côté!»
Il faut dire que, dans l’inconscient populaire, 7 est le chiffre parfait. N’y a-t-il pas sept couleurs dans l’arc-en-ciel comme il existe sept planètes dans notre galaxie, sept jours dans notre calendrier ou sept péchés capitaux dans le catéchisme ? Et le chiffre est accommodé à toutes les sauces. Qu’aurait fait Blanche-Neige avec six nains? Ou encore le Chat botté avec des bottes de huit lieux?